Parasites internes chez le chat : le guide complet pour comprendre, prévenir et traiter
- sweetcatscattery
- il y a 11 heures
- 4 min de lecture

Quand tu vis avec un chat, il y a une chose que tu dois comprendre :
Les parasites internes font partie de l’écosystème naturel du chat.
Ça ne veut pas dire que c’est normal de les laisser s’installer.
Ça veut dire que tu dois savoir les reconnaître… et agir intelligemment.
Aujourd’hui, je vais tout te détailler.
Oui, tout. Les parasites internes chez le chat sont fréquents…
Parce que la santé digestive d’un chat, ça commence par là.
🦠 Les grandes familles de parasites internes chez le chat
On distingue 4 grandes catégories :

🐾 Comment ton chat peut attraper des parasites ?
Tu penses peut-être :
“Mon chat est en intérieur, il ne risque rien.”
Erreur fréquente.
La transmission des parasites internes chez le chat peut se faire de plusieurs façons :
Œufs microscopiques sous tes chaussures
Transmission mère → chaton
Puces (ténia)
Insectes (cafards, mouches)
Ingestion d’escargots (vers pulmonaires)
Eau stagnante
Litière contaminée
Contact entre chats
Chasse (rongeurs, oiseaux)
Les parasites ne jugent pas le mode de vie.
Ils suivent un cycle biologique.
📊 Tableau complet des parasites internes du chat (avec molécules actives)
Voici le tableau complet des principaux parasites internes chez le chat et des molécules vétérinaires utilisées pour les traiter :
Parasite | Type | Transmission | Symptômes fréquents | Molécule(s) active(s) vétérinaire(s) |
Toxocara cati | Nématode intestinal | Œufs environnement, mère | Ventre gonflé, diarrhée, retard croissance | Milbémycine, Fenbendazole, Pyrantel |
Toxascaris leonina | Nématode intestinal | Ingestion œufs | Diarrhée légère | Milbémycine, Fenbendazole |
Ancylostoma tubaeforme | Ankylostome | Sol contaminé | Anémie, selles noires | Milbémycine, Fenbendazole |
Uncinaria stenocephala | Ankylostome | Sol | Diarrhée | Milbémycine |
Dipylidium caninum | Cestode (ténia) | Puces | Segments “grains de riz” | Praziquantel |
Taenia taeniaeformis | Cestode | Rongeurs | Souvent discret | Praziquantel |
Echinococcus multilocularis | Cestode | Rongeurs | Rare, zoonose | Praziquantel |
Giardia duodenalis | Protozoaire | Eau/litière | Diarrhée graisseuse | Fenbendazole, Métronidazole |
Cystoisospora felis | Coccidie | Environnement | Diarrhée chaton | Toltrazuril |
Tritrichomonas foetus | Protozoaire | Contact direct | Diarrhée chronique rebelle | Ronidazole (contrôle strict) |
Cryptosporidium felis | Protozoaire | Eau | Diarrhée | Traitement symptomatique, azithromycine parfois |
Aelurostrongylus abstrusus | Ver pulmonaire | Escargots, limaces | Toux, détresse respiratoire | Fenbendazole, Moxidectine |
Capillaria aerophila | Ver pulmonaire | Sol | Toux chronique | Fenbendazole |
Dirofilaria immitis | Ver cardiaque | Moustiques | Rare en France, grave | Prévention moxidectine |
Physaloptera spp. | Ver gastrique | Insectes | Vomissements | Fenbendazole |
(Toujours sur prescription vétérinaire. Ne jamais improviser.)
⚠️ Les symptômes que tu ne dois pas ignorer
Les symptômes des parasites intestinaux chez le chat peuvent être discrets ou évidents.
Diarrhée persistante
Selles avec mucus ou sang
Ballonnement
Amaigrissement
Vomissements
Toux inexpliquée
Poil terne
Retard de croissance
Et parfois…
Rien.
C’est ça le piège.
🧪 Diagnostic : on ne traite pas au hasard

Tu veux une vraie solution ?
👉 Analyse de selles (coproscopie)
👉 PCR si suspicion de protozoaire
👉 Diagnostic vétérinaire ciblé
La vermifugation aveugle répétée crée :
résistances
déséquilibre du microbiote
inflammation digestive chronique
Un chat bien suivi = moins de médicaments inutiles.
💡 Ma stratégie recommandée (responsable et moderne)
Je te donne une ligne claire :
1️⃣ Vermifugation raisonnée adaptée à l’âge
2️⃣ Analyse de selles en cas de symptômes
3️⃣ Gestion stricte des puces
4️⃣ Hygiène litière irréprochable
5️⃣ Soutien du microbiote après traitement (probiotiques ciblés)
6️⃣ Surveillance du poids et de la croissance chez le chaton
On ne se contente pas d’éliminer le parasite.
On restaure l’équilibre digestif.
🐱 Parasites internes chez le chaton : vigilance maximale
Le chaton est plus fragile :
système immunitaire immature
contamination maternelle possible
croissance impactée rapidement
C’est là que le suivi fait toute la différence.
🚨 Quand consulter en urgence ?
Parce que oui…parfois, il ne faut pas attendre.
Si ton chat présente l’un des signes suivants, tu consultes rapidement :
Diarrhée aiguë et abondante
Diarrhée persistante depuis plus de 48h
Sang dans les selles (sang rouge ou selles très foncées)
Vomissements répétés associés à la diarrhée
Abattement marqué
Perte d’appétit totale
Déshydratation (gencives sèches, peau peu élastique)
Chaton de moins de 3 mois avec diarrhée
La diarrhée chez le chat peut être bénigne…mais elle peut aussi devenir une urgence vétérinaire, surtout chez le chaton.
La présence de sang dans les selles d’un chat peut être liée à un parasite intestinal, mais aussi à une inflammation sévère ou à une autre pathologie digestive.
Dans le doute ?
On consulte. Toujours.
Je préfère mille fois un faux signal qu’un retard de prise en charge. 🐾
🧬 Parasites internes et microbiote : ce qu’on oublie souvent
Un parasite ne fait pas “juste” vivre dans l’intestin.
Il perturbe :
la muqueuse digestive
l’absorption des nutriments
l’équilibre du microbiote intestinal
Or le microbiote du chat joue un rôle essentiel dans :
l’immunité
la qualité des selles
la digestion
la croissance du chaton
C’est pour ça qu’après un traitement antiparasitaire, soutenir la flore intestinale avec des probiotiques adaptés peut être pertinent.
Traiter le parasite, oui.
Mais restaurer l’équilibre digestif, c’est encore plus intelligent.
La santé intestinale d’un chat, ce n’est pas juste éliminer.
C’est rééquilibrer.
Et moi, Mimi, j’aime les approches complètes. 🐾✨
💛 Ce que je veux que tu retiennes
Les parasites internes chez le chat :

✔️ sont fréquents
✔️ ne sont pas une fatalité
✔️ doivent être diagnostiqués
✔️ se traitent efficacement
✔️ nécessitent une approche réfléchie
La santé d’un chat, ce n’est pas “vermifuger et oublier”.
C’est comprendre son écosystème.
Et moi, Mimi, je préfère toujours comprendre avant d’agir. 🐾




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