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British Shorthair et Longhair : le guide complet (avec l'avis de Mimi)


Illustration guide ultime British Shorthair et Longhair avec Mimi et ses amis chats

Il est 7h du matin. J'ouvre la porte de ma chambre et ils sont déjà là — chats et chiens confondus, qui m'attendent avec cette impatience tranquille qui ne se commande pas. Direction la chatterie, et c'est la fête : ronrons, têtes qui se frottent, pattes qui s'étirent vers moi. Chaque matin, ce rituel me rappelle pourquoi j'ai choisi ce métier.


Mimi est la première à réclamer son dû. Mimi, c'est mon ombre — ma British Longhair, mon âme sœur à quatre pattes, et la voix officielle de ce guide. Ce n'est pas un personnage inventé pour faire joli : c'est elle, vraiment, qui supervise chaque article depuis le coin du bureau avec un regard qui en dit long sur la qualité de mon travail.


Le British Shorthair et le British Longhair sont techniquement la même race. Même standard, même origine, même tempérament de velours — juste une longueur de poil qui les sépare. Pourtant, la confusion entre les deux est encore très répandue, y compris chez des futurs adoptants bien informés.


Éleveuse de British depuis plusieurs années, j'ai écrit ce guide pour poser les choses clairement : morphologie, génétique, santé, caractère réel (pas celui des fiches standardisées), et ce qu'implique vraiment vivre avec l'un d'eux au quotidien.


Mimi supervisera l'ensemble. Elle a ses opinions.


Le British Shorthair et Longhair en un clin d'œil (avant de creuser)


Caractéristique

Ce qu'il faut savoir

Silhouette

Puissante, ronde et dense (dite "Cobby").

Poil

Court et laineux (Shorthair) ou mi-long et vaporeux (Longhair).

Caractère

Calme, observateur et (très) indépendant.

Le petit plus

Un sourire permanent grâce à ses bajoues rebondies.

Infographie caractéristiques du British : silhouette cobby, poil dense et caractère calme
L'intervention de Mimi : "Tu as oublié de préciser que mon entretien demande un brossage régulier. Si tu ne veux pas retrouver des nuages de poils dans ton café, va falloir bosser un peu. Allez, enchaîne sur l'histoire, j'ai une sieste de prévue."

Des docks de Londres aux salons dorés


Les ancêtres du British n'avaient rien d'aristocratique. C'étaient les chats des fermes et des rues de Grande-Bretagne — robustes, discrets, sélectionnés par la nature pour survivre dans un climat rude et chasser les nuisibles dans les entrepôts du port de Londres.

C'est à la fin du XIXe siècle qu'Harrison Weir, considéré comme le père du cat fancy britannique, décide de fixer cette race populaire. En 1871, il organise la toute première exposition féline au Crystal Palace de Londres — et c'est le British qui en est la vedette. Son pari : prouver que le chat domestique anglais, dans toute sa robustesse ordinaire, valait bien les races orientales qui faisaient alors fureur.

L'intervention de Mimi : "Chasser des souris ? Dans le froid et la boue ? Quelle époque barbare. Heureusement que cet Harrison avait suffisamment de goût pour reconnaître notre potentiel. On est quand même bien mieux à juger l'humanité depuis un pouf en velours."

La race prospère jusqu'aux deux guerres mondiales, qui la déciment presque entièrement. Pour la sauvegarder, les éleveurs effectuent des croisements d'urgence, notamment avec des Persans. Ce choix va transformer durablement la race : le British gagne ses joues rebondies, son corps encore plus massif, son standard "Cobby" poussé à l'extrême. Mais il hérite aussi, discrètement, du gène du poil long.

Pendant des décennies, les chatons à poils longs nés de parents Shorthair sont écartés, donnés, considérés comme des "accidents de lignée". Il faudra attendre les années 2000 pour que le British Longhair soit reconnu officiellement — notamment par le LOOF en France — et revendique enfin l'héritage qui lui revient.

L'intervention de Mimi : "Des 'accidents de lignée' ? Laisse-moi rire. Regarde ma collerette, ma queue en panache, ma présence générale. Les humains de l'époque n'étaient simplement pas prêts pour autant de perfection concentrée dans un seul corps. Ça arrive."

"Tu veux connaître les petits secrets que Mimi garde pour elle ?

Découvre : L’histoire, le caractère et les secrets racontés par Mimi."



Le Standard : À quoi reconnaît-on un (vrai) British ?


Le standard Cobby : puissance avant tout

Le terme "Cobby" désigne une silhouette courte, large et ramassée — à l'opposé d'un chat longiligne comme le Siamois. Chez le British, ce standard n'est pas qu'une question d'esthétique : il reflète une ossature dense et une musculature développée qui lui confèrent cette robustesse naturelle caractéristique de la race.

Un British hors type sera trop haut sur pattes, trop fin, ou avec une tête trop allongée. C'est souvent le signe d'une lignée mal sélectionnée — ou d'un croisement non déclaré.


La tête et les bajoues : le marqueur le plus visible

La tête doit être ronde, avec des joues pleines et des bajoues bien développées. Ces bajoues sont plus marquées chez les mâles entiers et s'accentuent avec l'âge — un mâle adulte non castré a souvent une "trogne" impressionnante qui disparaît partiellement après castration. C'est un détail que les fiches de race ne mentionnent jamais, mais qui surprend souvent les nouveaux adoptants.


Le poil : deux textures, deux entretiens

C'est là que Shorthair et Longhair divergent vraiment, et pas seulement visuellement.

Le poil du Shorthair est dense, court et doit littéralement "craquer" sous la paume — on dit qu'il a une texture "crispy". Un poil trop plat, trop fin ou trop souple est hors standard. Le Longhair, lui, a un sous-poil épais et une collerette qui peut se transformer en nœuds indélogeables en quelques jours sans brossage régulier.


Les yeux : ronds, grands, bien ouverts

Les yeux doivent être grands, ronds et bien écartés. La couleur la plus emblématique reste l'orange cuivré, mais le standard admet aussi le bleu, le vert et l'impair selon les robes. C'est l'un des points du standard les plus variables d'un individu à l'autre.


Le standard officiel de la race (établi par des organismes comme la FIFE ou le LOOF) définit le British comme un chat puissant et équilibré. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la règle d'or pour préserver cette allure de nounours qu'on aime tant !


Conseils entretien British : brossage du poil et importance d'une alimentation à heure fixe


L'intervention de Mimi : "Note bien : si tu peux voir mon cou, c'est que je ne suis pas assez brossée. Et si tu ne vois pas mes bajoues, c'est que tu as oublié de remplir ma gamelle à 16h précises. Un standard, ça s'entretient, humain !"

"Poil court ou crinière de lion ? Si tu hésites encore, j'ai décortiqué les vraies différences ici : British Shorthair ou British Longhair : quelles différences au quotidien ?".



Un Cœur d'Or sous une Armure de Velours


Le mythe du British froid et distant est sans doute l'idée reçue la plus répandue sur la race — et la plus éloignée de la réalité quotidienne. Ce que les gens confondent avec de l'indifférence, c'est en fait une forme d'affection discrète et constante, très différente de l'exubérance d'un Maine Coon ou d'un Ragdoll.


En plusieurs années d'élevage, j'ai eu des British de toutes les personnalités. Mais un point revient systématiquement : ce sont des chats en demande permanente d'interaction. Ils te suivent d'une pièce à l'autre, t'accueillent à la porte, réclament leur dose de câlins avec une insistance toute canine.


Mimi en est l'exemple parfait. Ce n'est pas une métaphore : elle est mon ombre. Quand je travaille, elle est sur le bureau. Quand je cuisine, elle est sur le plan de travail. Quand je lis, elle est sur le livre. Ce n'est pas de la curiosité — c'est de l'attachement, profond et constant, exprimé à la façon British : sans bruit, sans drama, mais sans distance non plus.


Chaque individu a bien sûr sa propre façon d'exprimer son affection. Certains squattent les genoux dès que tu t'assieds. D'autres préfèrent se coller contre ton flanc, poser une patte sur toi, ou simplement rester à portée de regard. Mais l'attachement, lui, est constant.


Le rapport au portage : un point souvent mal compris


Beaucoup de British n'aiment pas avoir les quatre pattes dans le vide. Ce n'est pas du rejet — c'est une question de sécurité physique liée à leur gabarit massif. Un chat de 6 ou 7 kilos qui se retrouve soulevé sans appui sous les pattes arrière va se débattre, non par caractère, mais par instinct.

La bonne façon de porter un British, c'est de le soutenir entièrement — comme un bébé, pas comme un sac. Certains adorent ça une fois qu'ils ont confiance. D'autres préféreront toujours le contact au sol ou sur le canapé. Les deux sont normaux.


Le jeu : le chemin le plus court vers son cœur


Ce que peu de guides mentionnent : le British est un chasseur dans l'âme, et le jeu est le meilleur moyen de créer un lien profond avec lui — surtout dans les premières semaines. Un plumeau, une canne à pêche, cinq minutes matin et soir : c'est souvent suffisant pour débloquer un British réservé et en faire un vrai compagnon de vie.


Chat British heureux recevant des câlins et suivant son humain dans la maison
L'intervention de Mimi : "Bon, d'accord, j'admets que je t'attends parfois devant la porte. Mais c'est uniquement pour m'assurer que tu n'as pas oublié l'heure du repas. Et si je pose ma patte sur toi le soir, c'est de la surveillance professionnelle — pas de l'attachement. La nuance est importante."

Dans quelques semaines, tu ne chercheras plus ton chat — c'est lui qui te cherchera. Mon mari, quand il me cherche dans la maison, commence toujours par chercher Mimi. Il sait qu'où elle est, je suis.


"Vivre avec un British, c’est tout un art. Est-ce que son flegme correspond à ton rythme ? Va voir mon guide : British Shorthair : vie en appartement et en famille".



Santé et Génétique : Protéger ton British


Le British est une race rustique et robuste — c'est l'un de ses atouts majeurs. Mais comme toutes les races ayant subi des croisements avec le Persan, il a quelques points de vigilance génétique que tout futur adoptant doit connaître. Un éleveur sérieux ne te cachera jamais ces informations : il les mettra en avant.


La PKD (Polykystose Rénale)

La PKD est une maladie héréditaire dans laquelle des kystes se forment progressivement sur les reins, pouvant mener à une insuffisance rénale. La bonne nouvelle : elle est aujourd'hui détectable par test ADN avec une fiabilité totale. Un reproducteur PKD négatif ne peut pas transmettre la maladie à ses chatons — c'est une certitude génétique.


Dans mon élevage, tous les reproducteurs sont testés génétiquement pour la PKD, et un suivi échographique régulier vient compléter cette surveillance. C'est le minimum non négociable pour élever de façon responsable.


La HCM (Cardiomyopathie Hypertrophique)

La HCM est un épaississement du muscle cardiaque qui peut, dans les cas sévères, entraîner une insuffisance cardiaque. C'est la pathologie qui inquiète le plus les futurs adoptants — souvent parce qu'elle est mal comprise.


Contrairement à la PKD, il n'existe pas à ce jour de test ADN fiable à 100 % pour la HCM chez le British. La seule façon de surveiller les reproducteurs est l'échographie cardiaque réalisée par un vétérinaire cardiologue. Dans mon élevage, ce suivi est effectué environ une fois par an sur chaque reproducteur. Ce n'est pas une garantie absolue — une HCM peut apparaître entre deux contrôles — mais c'est le protocole de référence recommandé par le LOOF et la communauté vétérinaire spécialisée.


Lors de ta visite en élevage, demande systématiquement à voir les comptes-rendus d'échographie des parents. Un éleveur sérieux les a, et il les montre sans hésiter.


Je comprends l'inquiétude que ces maladies suscitent — et je la prends au sérieux. Beaucoup de personnes qui me contactent ont déjà vécu la perte d'un chat jeune à cause d'une pathologie cardiaque ou rénale non dépistée. Ce n'est pas de la méfiance envers les éleveurs : c'est une cicatrice. Quand quelqu'un me demande pour la troisième fois si mes reproducteurs sont bien testés, je ne le vis pas comme un manque de confiance — je le vis comme quelqu'un qui a été blessé et qui a besoin d'être rassuré. C'est précisément pour ça que je ne fais jamais l'impasse sur ces protocoles.


Les autres points de vigilance

La génétique n'est pas le seul terrain de surveillance. Le British a quelques fragilités liées à sa morphologie et son métabolisme :

Son gabarit massif combiné à un métabolisme tranquille en fait un champion toutes catégories de la prise de poids. Un British en surpoids, c'est un British dont les articulations et le cœur travaillent en permanence sous pression — la surveillance du poids est donc un acte de santé, pas de coquetterie.


Sa morphologie légèrement brachycéphale peut aussi entraîner des problèmes dentaires : dents serrées, tartre précoce, malocclusions. Un détartrage vétérinaire régulier et une alimentation adaptée (avec une part de croquettes pour l'abrasion) font partie du suivi de base.


Enfin, comme beaucoup de chats à poil dense, le British est sujet aux boules de poils et aux calculs urinaires si son hydratation est insuffisante — raison de plus pour soigner sa ration d'eau et mixer croquettes et pâtée humide au quotidien.


Santé du British : visite vétérinaire, échographie cardiaque et alimentation équilibrée

L'intervention de Mimi : "Échographie, vétérinaire... vous m'ennuyez avec vos termes médicaux. Mon cœur bat très bien, surtout quand j'entends le bruit du sachet de friandises à l'autre bout de la maison. Mais bon, si ça peut m'éviter de voir le 'docteur en blouse blanche' trop souvent, je valide tes tests."

"Un British en bonne santé, c'est un British qui a de bons gènes. Jette un œil au dossier sur La santé : ce qu’il faut surveiller".



L'Alimentation : Le drame de la balance


Le British est un épicurien dans l'âme — et son métabolisme tranquille ne lui rend pas service. Là où un chat plus actif brûle ses calories sans effort, le British les stocke avec une efficacité redoutable. Le piège classique : comme c'est un chat naturellement massif, on confond souvent surpoids et "bonne constitution". La règle de base reste la même quelle que soit l'épaisseur de sa fourrure — on doit sentir ses côtes sous la main sans avoir à appuyer.


Bi-nutrition : croquettes + pâtée, pas l'un ou l'autre

Dans mon élevage, tous les chats sont nourris en bi-nutrition — un mélange de croquettes et de pâtée humide au quotidien. Ce n'est pas une mode : c'est une façon simple et efficace de couvrir deux besoins essentiels en même temps.


Les croquettes apportent l'abrasion dentaire et une ration calorique stable. La pâtée humide, elle, compense le faible instinct de boisson du chat — un félin ne boit naturellement pas assez d'eau, et c'est encore plus vrai pour le British dont le métabolisme lent favorise les calculs urinaires. Hydrater via l'alimentation est souvent bien plus efficace que multiplier les fontaines à eau.


Libre-service ou repas à heure fixe ?

Dans mon élevage je pratique le libre-service — les chats ont accès à leurs croquettes en permanence. C'est un choix réfléchi : restreindre l'accès à la nourriture peut générer chez le British une anxiété alimentaire et des comportements boulimiques qui aggravent la situation au lieu de la régler.


Si tu constates une prise de poids, la bonne réponse n'est pas la restriction mais l'ajustement : une alimentation moins calorique, mieux équilibrée en protéines et pauvre en glucides, combinée à davantage d'exercice quotidien. Dix minutes de jeu actif matin et soir font une vraie différence sur le long terme — et c'est bien meilleur pour son équilibre mental que la gamelle vide.


Ce qu'il faut vraiment chercher dans une alimentation de qualité

Le discours marketing autour de l'alimentation féline a beaucoup évolué ces dernières années — et pas toujours dans le bon sens. La composition affichée sur l'étiquette, aussi flatteuse soit-elle, ne dit pas tout sur la qualité réelle d'un aliment.


Ce qui compte autant que les ingrédients, c'est la fiabilité du fabricant : des contrôles sanitaires rigoureux à chaque lot, une formulation stable dans le temps, et des années de recul sur les effets réels chez les chats. J'ai moi-même fait évoluer mes pratiques au fil des années — certaines marques à la composition "premium sur le papier" m'ont causé plus de soucis que des références industrielles réputées et rigoureusement contrôlées.


Mon conseil : méfie-toi des modes alimentaires et fais confiance aux résultats concrets. Un chat au poil brillant, au transit stable et au poids maîtrisé sur plusieurs années, c'est le meilleur indicateur qu'une alimentation lui convient — quelle que soit la liste d'ingrédients.


L'intervention de Mimi : "Pardon ? 'Poignées d'amour' ? Je suis une créature de courbes et de volupté ! Et cette histoire de 'sentir les côtes'... quelle barbarie. Si tu ne vois plus mes côtes, c'est que je suis enfin à mon poids de forme royale. Maintenant, apporte-moi ma pâtée au saumon sauvage, j'ai une hypoglycémie imaginaire."

"Un British en bonne santé commence par une gamelle bien remplie. Jette un œil aux bases de l’alimentation du British".



L'Entretien : Sortez les brosses !


C'est ici que le Shorthair et le Longhair divergent vraiment — pas seulement en quantité de travail, mais en nature d'entretien.


Le British Shorthair : moins glamour, mais pas sans effort

On imagine souvent le Shorthair comme le chat "facile" côté entretien. C'est vrai au quotidien — mais en période de mue, c'est une autre histoire. Le Shorthair perd une quantité impressionnante de poils, et un brossage régulier devient indispensable pour deux raisons : limiter les poils sur tes canapés, et surtout réduire l'ingestion de poils par le chat lui-même.


Pour le Shorthair, un cadre suffit — son poil court et dense ne nécessite pas d'outil démêlant. Hors mue, un passage hebdomadaire suffit largement. En période de mue, il faut augmenter la fréquence sans hésiter.


Le British Longhair : la beauté a un prix

La fourrure du Longhair est spectaculaire — et exigeante. Un brossage tous les deux jours est le minimum pour éviter les nœuds, qui se transforment en feutre indélogeable en quelques jours si on laisse passer. Pour le Longhair, le cadre se complète d'un peigne et d'une brosse démêlante pour venir à bout des zones sensibles — derrière les oreilles, sous les aisselles, à la base de la queue.


En période de mue, j'ai adopté une approche différente : deux brossages par jour, mais en petites sessions courtes. C'est bien plus efficace et bien moins éprouvant pour le chat qu'une longue séance bimensuelle qui tourne vite au bras de fer.


Dans mon élevage, j'ai fait le choix de faire tondre mes Longhair une fois par an. C'est un choix assumé : j'ai trop de chats pour garantir un brossage suffisamment régulier à chacun, et j'ai privilégié leur confort à leur esthétique. Un chat dont la fourrure est devenue une source de stress quotidien, c'est un chat malheureux — peu importe à quel point il est beau.


La pâte de malt : pour tous, pas seulement les Longhair

C'est une idée reçue tenace : la pâte de malt ne concerne pas que les chats à poil long. En période de mue, je la donne systématiquement à tous mes chats — Shorthair comme Longhair — pour faciliter le transit et limiter l'accumulation de poils ingérés. C'est un geste simple qui évite bien des problèmes digestifs.


L'entretien de base à ne pas négliger

Au-delà du poil, quelques gestes réguliers font partie du suivi de base : l'épointage des griffes, et le nettoyage des yeux et des oreilles quand c'est nécessaire. Rien de contraignant — mais autant prendre l'habitude dès le plus jeune âge pour que le chat l'accepte naturellement.


Mimi la chatte British mécontente lors du brossage et perchée sur le frigo
L'intervention de Mimi : "Écoute-moi bien, humain. Ma fourrure est mon trésor. Si tu oses laisser un nœud se former derrière mes oreilles, je boude pendant trois jours. Et pas une petite boude, non, la boude majuscule, celle où je te regarde de haut depuis le sommet du frigo."

Le brossage peut devenir un moment de pure complicité — ou un bras de fer. Tout dépend de comment tu l'as abordé dès le plus jeune âge. Un chaton habitué tôt aux manipulations, c'est un adulte qui s'abandonne sous la brosse les yeux mi-clos. C'est toi qui décides, dès les premières semaines, de quelle relation vous aurez.


Le British, les Enfants et les Copains Poilus : Le Diplomate du Salon


Le British est l'un des chats les plus adaptés à une vie de famille animée — et c'est rarement le fruit du hasard. Sa résilience émotionnelle et son tempérament fondamentalement équilibré lui permettent de traverser le bruit, l'agitation et les imprévus du quotidien sans se dérégler.


Avec les enfants : la patience incarnée

Dans les familles de mes adoptants, le British finit presque toujours par devenir le meilleur ami des enfants. Sa tolérance est réelle — si un enfant est un peu trop enthousiaste, sa réaction typique n'est pas de sortir les griffes mais de s'éloigner avec une dignité offensée pour aller faire la sieste ailleurs. Pas de drame, pas d'escalade.


Mais cette tolérance a une condition : le respect. Un British bien dans ses pattes avec un enfant respectueux, c'est une relation magnifique. Avec un enfant qui tire la queue ou tente de le porter n'importe comment, ça se passera moins bien — et ce sera rarement la faute du chat.


C'est précisément pour apprendre aux enfants les bons gestes dès le départ que j'ai écrit Le Manuel du Petit Gardien de Chatons — un guide illustré avec conseils, coloriages, quiz et diplôme, conçu pour les 6-12 ans, afin que les plus jeunes comprennent comment interagir avec leur chat de façon respectueuse et bienveillante. Il est disponible sur Amazon et bientôt sur mon site.


L'intervention de Mimi : "Les petits humains... Ils sentent le biscuit et ils crient beaucoup. J'accepte leurs caresses maladroites uniquement parce qu'ils sont les plus susceptibles de 'faire tomber' un morceau de jambon par terre. Mais qu'ils ne s'avisent pas de me déguiser en poupée — je décline toute responsabilité pour l'état de leurs doudous."

Avec les chiens : le patron, c'est le chat

J'ai deux chiens à la maison, et la cohabitation avec mes British est parfaitement rodée. Le British n'est pas un chat intimidable — il impose sa présence avec un calme souverain, et les chiens finissent toujours par comprendre qui fait la loi. Les retours de mes adoptants vont dans le même sens : du moment que le chien est équilibré et que l'introduction se fait progressivement, la cohabitation se passe très bien.


Avec les autres chats : une intégration naturelle

Chez mes adoptants, toutes les intégrations avec d'autres chats se sont bien passées à ce jour. Le British n'est pas un dominant agressif ni un soumis anxieux : c'est un diplomate qui préfère la cohabitation pacifique à l'affrontement.


Ce qui me touche particulièrement, ce sont les doubles adoptions — deux chatons de la même portée qui partent dans le même foyer et grandissent ensemble. Ils font tout en tandem : ils dorment collés, jouent ensemble, se toilettent mutuellement. C'est une complicité qui se construit dès les premières semaines et ne se défait jamais vraiment.


Cette année, trois chatons sont partis dans des familles qui avaient déjà chacune un chat de chez moi. Dans les trois cas, l'intégration s'est faite naturellement, comme si les chats se reconnaissaient. Aujourd'hui, ils se comportent comme des frères et sœurs. Ce n'est pas un hasard — c'est le tempérament du British, et c'est aussi, je crois, le fruit d'une socialisation soignée dès le plus jeune âge.


Cohabitation du British avec un chien Golden Retriever et un autre chat gris tabby
L'intervention de Mimi : "Le chien ? Tu parles de ce tapis à quatre pattes qui bave ? On a un accord : il ne me renifle pas le derrière, et je ne lui laboure pas la truffe. Pour les autres chats, tant qu'ils comprennent que MA gamelle est prioritaire, on peut discuter. C'est ça, la diplomatie."

Mes adoptants me disent tous la même chose, tôt ou tard : qu'ils sont pressés de rentrer chez eux. Pas seulement pour retrouver leur foyer — pour retrouver leur British. Il ne vit pas dans ta maison. Il en devient le cœur. Il participe, il observe, il préside. Il lui manque que la parole.


Le mot de la fin : Es-tu prêt pour l'aventure British ?


Mimi la chatte British Longhair avec une couronne de reine et ses photos souvenirs



Je me souviens du premier chaton nouveau-né que j'ai tenu dans ma main. Ce poids infime, cette confiance absolue, ce souffle minuscule contre ma paume. C'est ce moment-là qui résume tout — pourquoi j'élève, pourquoi je suis intransigeante sur la santé, pourquoi je prends le temps de trouver la bonne famille pour chaque chaton.




Le British n'est pas qu'un chat au look de peluche. C'est un être qui apporte quelque chose de rare : du bonheur tranquille, une présence apaisante, une complicité qui s'installe sans qu'on l'ait vraiment vu venir. Mes adoptants me le disent avec des mots différents, mais le fond est toujours le même — depuis qu'il est là, la maison n'est plus tout à fait la même.


Le jour où tu te rendras compte que tu souris en rentrant chez toi parce qu'il t'attend derrière la porte — tu comprendras.


Prêt à rencontrer ton futur compagnon ?


Les chatons de Sweet Cat's sont élevés en famille, sociabilisés avec soin et partent avec tout le suivi sanitaire nécessaire. Si tu envisages une adoption, deux options s'offrent à toi :

👉 Voir les chatons disponibles — pour découvrir les portées actuellement à l'adoption.

👉 Rejoindre la liste d'attente — pour être informé en priorité des prochaines portées.


Pour aller plus loin :

L'intervention de Mimi : "Bon. L'humain a été moins nul que d'habitude. Si tu décides de franchir le pas, assure-toi d'avoir un canapé confortable, des croquettes de haute volée et une brosse digne de ce nom. Et si tu hésites encore... regarde ma photo avec ma couronne. Franchement, qui pourrait résister ? Allez, file."

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